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Les FARDC entre la culpabilité et l’invention médiatique

Updated: Dec 31, 2021

Beaucoup de nouveautés dans les laboratoires encore à venir?


Le terme "décapitation" vient après une dizaine des jours de l'assassinat de Major Joseph Kaminzobe

La guerre qui sévit actuellement dans les moyens et les hauts plateaux d’Uvira, Mwenga et Fizi depuis 2017 ne cesse de surprendre les observateurs. A part la perte de milliers des vies humaines déjà enregistrées parmi les membres de la communauté Banyamulenge, leurs bétails razziés par les Mai-Mai soutenus par l’armée nationale-les FARDC et leurs alliés Burundais (RED-TABARA, FOREBU) entrainés et armés par le régime de Kigali selon les rapports Onusiens, les FARDC par son porte-parole militaire du secteur opérationnel Sokola 2 à Uvira, a entamé une nouvelle série médiatique dangereuse non seulement pour l’armée qu’il sert mais aussi et surtout aux populations locales victimes de ces conflits.

« Terrorisme à Minembwe » après le massacre de cinq femmes, en Juillet 2021

Le massacre de 10 personnes dont 5 femmes par les FARDC

Piégé ou déclaré sciemment qu’une attaque d’un « mouvement terroriste », entendez-vous bien ici l’autodéfense Twirwaneho, contre les positions de FARDC à Minembwe enJuillet 2021, le porte-parole des FARDC le Lieutenant Général Kasongo avait pour la première fois évoqué le terrorisme en référence au groupe d’auto-défense civile Twirwaneho. Cela est arrivé après le massacre de dix personnes dont cinq femmes par les éléments FARDC en juin 2021. Se sentant menacer par celui qui avait le devoir de les protéger alors ils ont décidé, selon eux (Twirwaneho) de prendre en main leur sécurité. Pour dissimuler son crime commis à l’endroit de la population civile de surcroît des paisibles femmes, l’armée a évoqué le terrorisme à Minembwe en ignorant la définition et l’application du terme terrorisme. Elle ne savait pas qu’il rendait plus une mauvaise image qu’aux Twirwaneho.


« Décapitation » à Kamombo après une dizaine de jours de l’assassinat du Major Joseph Kaminzobe à Lweba

Major Joseph Kaminzobe a été brulé vif après avoir abandonné ou livré par ses compagnons d'armes

Après l’assassinat à caractère génocidaire, du Major Joseph Kaminzobe le 9 Décembre 2021 à Lweba en compagnie de ses camarades d’armes, les FARDC ont cherché l’occasion de faire oublier cet événement sans précédent. Trahi, abandonné, livré (vous pouvez l’appeler comme vous voulez), par ses compagnons d’armes. La victime a été brûlée vivante, ses bourreaux ont mangé sa chair (l’anthropophagie) sous l’incitation des notables de Lueba et les les politiciens populistes tant de Bukavu que Kinshasa. Cette population visiblement en colère répondait à leurs appels. En se basant sur la morphologie physique, ces tueurs brulaient « le terroriste » infiltré dans l’armée. Dans ce coin, on trouve facilement des bons élèves qui appliquent à la lettre ce qu’ils ont appris durant les trois ou quatre ans de propagation de haine. Depuis cet assassinat ciblé, aucune déclaration de l’armée n’a été lancée, ainsi donc elle devrait attendre l’ « occasion » comme celle de Kamombo pour enfin se laver de sa culpabilité continuelle autour de l’assassinat tragique de Kaminzobe. Voilà maintenant arrive, la mort du Col Yaounde que les FARDC veulent transformer en opportunité, le mot de « décapitation » trouve enfin son usage. Etonnement, l’armée oublie qu’ il y a la MONUSCO qui fournit l’information aux échelons supérieurs de l’armée et à toute la communauté internationale via son siège de l’ONU. Une manipulation de l’opinion dont l’armée congolaise ne cesse de rendre coupable.

Il est devenu normal qu’après un événement traumatique produit par l’armée nationale, une certaine invention s’ensuive. Surement que d’autres anecdotes sont en cours de montage dans les laboratoires des FARDC. Si l’armée publié tels messages, que feront alors les civils ? Quand bien même une telle chose se serait produit (ce qui n’est pas le cas), la déontologie militaire devrait être d’application. Des images telles que celles présentées comme étant le corps du Col Yaounde décapité et déchiqueté, peuvent traumatiser les militaires et entamer leur moral. On sait pourtant que des militaires FARDC avaient été maintes fois capturés par Twirwaneho, et livrés sain et sauf aux sociétés civiles et à la MONUSCO.

Remise à la société civile les militaires-FARDC capturés aux fronts par Twirwaneho

Une réalité est irréfutable. Accuser Twirwaneho de la « décapitation » risque par contre de mettre une fois encore l’armée nationale parmi les groupes propagandistes haineux qui alimentent les conflits interminables par des messages incitant à la haine ethnique. Récemment ces groupes ont été condamnés par différentes organisations y compris les diplomates US, EU…seule une enquête impartiale et indépendante pourra déterminer la véracité d’information publiée par le porte-parole des FARDC dans l’opération sukola II sud sud.

Prosper B Baseka



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